23 février 2009

OCCASIONNELLE

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apparemment c’est le même mais différent et un autre aussi ne se distinguant plus que par ce qui lui reste d’étranger d’étranger à lui-même à lui-seul à ses concurrents pareil à un parterre de fleurs foulé éternellement comme un rappel à l’ordre de quelque rituel qui ne serait plus suivi un tic perdu parce qu’assouvi un semblant d’emprunt à la chute et aux clins d’œil faciles apparemment il se fait la mèche à gauche pour ressembler à sa sœur apparemment il ne l’a pas encore trouvée et celle qui ne lui ressemble que de loin s’estompe dans la verticalité de son souvenir dressé ce qui s’impose comme un leurre comme la nécessité d’un leurre béquille inévitable :

s’est endormi hier tard dans la nuit aux creux de linges ancestraux ou plutôt enfantins pleins de relents de familistère piqué au vif de ce qu’a pu être le mot le mot sans rien autour sans carapace vide chrysalide de son réveil avorté

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23:00 Publié dans B. ASPIRES | Commentaires (3) | Tags : poésie

09 février 2009

POESIE GLOBALE

Bien, il ne me reste plus que quelques mètres à parcourir ! Je pose déjà mentalement mon sac plein des regards de ceux qui m’ont suivi tout au long de mon déplacement et que je n’ai pas complètement réussi à fuir. Il ne s’agit d’ailleurs pas à proprement parler d’un déplacement et cette précision n’est pas pour éclairer tout ceux qui, m’ayant accompagné, ont fondé leur espoir sur une vérité révélée. Je secoue mes bottes, les frappe l’une contre l’autre : les souvenirs de ma marche s’en détachent par morceaux, par petits blocs bruns, parallélépipèdes moulés dans les creux savants de ma semelle. Ce sont eux qui ont voulu venir. Ils tiennent à moi comme cette terre séchée. Je n’ai fait en somme que les précéder. Il leur avait été demandé de produire, à partir d’une photo, un texte poétique, pour ne pas dire, comme il était d’ailleurs écrit, un poème. Je les avais laissé se ruer à l’assaut de l’illustration comme des chiens rassasiés avant même d’avoir mangé. Et chacun l’avait saisie, à sa façon. Certains : le rire plissé de celui ou celle qui a tout compris et qui mime son intimité avec l’intelligence de cette si triste manière, proprement humaine. Et je me rappelai, en riant intérieurement, la devinette amusante que m’avait soumise ma jeune sphinx de fille avant mon départ : "Décembre ça commence par un « D », et pourtant, ça commence par un « P » !" Rien ne me retenait dans cette mascarade. Je voyais des colliers de barbe, des cous prématurément décharnés, j’imaginais des odeurs d’haleines, toutes poétiques, et sentais les bouches pâteuses. J’étais soulé de tablées ringardes, de nappes blanches avec des ronds de vin rouge dessus. J’entr’aperçus le visage d’une jeune fille forte anciennement rencontrée et dont l’aspect niais, idiot m’avait à l’époque, mais pas sur l’instant, à contrecoup, excité : essayant de me la remémorer, seule la prononciation du mot idiote, sésame inespéré, l’avait rappelée à ma vue, instantanément avec une fulgurance que la mémoire ne connaît que rarement. Pendant le temps de cette rêverie, mon bloc calé sur les genoux, je n’avais rien écrit. Les autres, à mes côtés, penchés sur leur feuille, jouaient des coudes de l’inspiration. Ils en étaient les pantins. Je profitais de cet instant d’absorption globale pour leur fausser compagnie. En me retournant je me rendis compte que ma promenade m’avait amené sur un promontoire que bordait une pâture. Un poney magnifique s’y tenait. Il avait dû assister à la mascarade. Je mourus d’envie de caresser sa crinière brune. Il s’approcha placidement de moi, devinant certainement mes pensées. Rebroussant chemin, je le flattai d’une main amie. La manche de mon chandail ne s’accrocha pas au fil de fer barbelé. Je décidai depuis cet instant de ne plus jamais avoir affaire avec la poésie.

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22:12 Publié dans B. ASPIRES | Commentaires (1) | Tags : tempête, vendée globe, oeuf

02 février 2009

OCCASIONNE

Bilan des tags balancés depuis quelques mois au pied de mes articles

(Entre parenthèses, les chansons de Vincent Delerme sont tellement merdiques, tellement à chier de l’ennui - complètement pourries - que s’il continue il va finir par devenir une icône)-(j'écris ça bien évidemment sous le coup de la mauvaise humeur, de la jamousie et de l'envie, parce que je sais que je serai jamais récompensé aux Victoires de la Musique.)

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05:56 Publié dans B. ASPIRES | Commentaires (1)

30 décembre 2008

NYA BILDER

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insertion nouvel album photos "vues d'auger" qu'importe l'endroit où on se trouve vraiment ce n'est jamais qu'une affaire de regard clichés de l'été balancés à l'époque sur mon blog autre http://voixdauger.hautetfort.com

24 décembre 2008

P. L. S.

 

 

... mettons que la distance entre mes agitations débraillées et ce qui me reste encore à produire traine toujours son indécente longueur, mettons que tes bras ne suffiraient plus: il faudrait alors de sérieux efforts d'imagination pour parvenir à saisir tout ce que mes pas à tâtons ne savent pas encore formuler, même à tâtons... s'asseoir et continuer à tarder dans sa parole...

... mettons que rien ne nous toucherait plus, jamais...

... tout ce qui fait fleur, c'est toi, et le solde de ton compte...

... la sueur des poètes tôt évaporée, et la stupeur avec...

... le linge friand des nouveautés stocké dans de maladroites armoires métaphoriques..

... le sang seigneur qui coula ignoré, jusqu'à notre malgré-nous...

NOUVELLE ENSEIGNE A LA BOUTIQUE: "Ce que je vaux, c'est ce que je suis"

"Combien de fois ne l'ai-je rencontré sur les boulevards ce fier-à-bras auquel je ressemble tant et dont je connais par cœur la vanité. Je le suivais ainsi ébahi pendant des vies et des vies jusqu'à ce qu'il se pose lui-même à quelque terrasse. Je croyais alors que je faisais le monde, que ma pensée était créatrice et sensible à la fois, que rien, absolument rien ne pouvait dévier de ma décision y compris la possibilité d'une libération par la conscience, une sorte de libération en effet. Comme tous, j'étais soumis aux délices de l'ivresse magnifiant le moindre substrat personnel d'invention spontanée. Je ne rendais grâce ni au ciel, ni au vent. Je méprisais mes prédécesseurs. J'avançais fier dans ma cécité comblé dans ma vacuité, satisfait de mes premiers mouvements de natation. La fièvre grippale veillait à l’angle."

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15 décembre 2008

PRODUIT D'ENTRETIEN

 

 

J'avais une visée d'axes déjà toute imprégnée. Sans cette convocation quotidienne des demi-tours, en-deçà d'une percée centrale, la rumeur me suggérait encore et toujours la perturbation. Oui j'étais bien moteur, mais d'avant. On m’avait prévenu: "tenez-vous en là!". Mais rien n'y faisait. Je demeurais tendu. Soucieux des cow-boys d'alors je ne m'en remettais pas aux automatismes. J’admirais dans mon coin ceux qui ne savent pas se taire.

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12:08 Publié dans B. ASPIRES | Commentaires (0) | Tags : produits d'entretien

19 juillet 2008

AUTONOMIE

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00:21 Publié dans B. ASPIRES | Commentaires (0) | Tags : leteissier philippe, freud, maman

29 juin 2008

D'un enfant...

Dans l’obscur d’une demi-journée corrective de café et de petits-fours prêts aux relents à peine dissimulés de salle des profs et d’ironies sélectives à l’adresse de virtuels adolescents dépérissants, l’étoile inattendue, anonyme et délicieusement décalée d’un encore enfant qui s’ignore certainement :

ESPRIT

Mon esprit, elle s’appelle léa, Nous connaîtrons la partie adverse il y a 5 ans. Elle est un orphelin, au début elle est 3 ans, c’est moi son ceinture rentrer à la maison. Au début, elle a tomber dans mon sac. Grade je découvris, elle déjà dormis. Elle a dis « frère, j’ai faim ». J’ai à l’esprit (lent)… Il y a passé quelque minute je le dire « pour moi tu ma parlé frère, c’est où ton père et mère ? »
Elle a dit « elle n’est pas père et mère. »…

(j’ai tout transcrit tel quel : ponctuation, majuscules, etc. )

16 mai 2008

RING

La carte plus sombre du temps mord désormais les cordes qui se déploient. Jamais l’espace ne m’aura paru aussi accessible. Puisque tout sans exception nous est offert, la part que nous mettons dans l’entreprise commune des joies tentées ne se distingue plus qu’à peine.
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24 avril 2008

ACCESSION PARNASSIENNE

 
 
Vagne !

Rijve !
 
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23:11 Publié dans B. ASPIRES | Commentaires (0) | Tags : baliveaux, ruches, castroix, espleincts

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