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20 août 2008

Ouais, ouais!!!

VOYAGE ASTRAL.

Je m’allonge enfin sur mon lit après que toute la marmaille s’est couchée. Ma femme comate depuis une heure. J’ai fermé le bouquin de Fred Vargas que je n’arrive pas à commencer. Je veux y arriver ce soir! J’ai lu pas mal de recommandations à ce sujet. Je ne veux pas trop me persuader que ça va marcher. Je ne veux pas trop non plus douter de la possibilité d’y parvenir. Cela doit faire une demi-heure que j’attends les bras le long du corps, sans bouger. Ce n’est pas facile. Je sais que je dois laisser le sommeil me prendre mais en même temps maintenir ma conscience dans un état de vigilance suffisamment élevé pour réussir le moment voulu à ne pas succomber totalement à l’emprise de la fatigue. Soudain ma nuque se relâche sensiblement : mon corps premier se courbe vers l’arrière. Par un effort mental que je ne peux définir, mon corps second résiste et se fige pour se relever discrètement dans un mouvement inverse. Je suis attiré vers la position assise. Je m’assieds effectivement mais mon élan m'entraîne hors de mon enveloppe concrète et je me sens soudainement privé de ma masse. Je m’élève alors d’environ 80 centimètres dans les airs en effectuant une rotation complexe qui m’offre le spectacle de moi-même allongé dans mon lit à côté de ma femme. Je sens un froid m’envahir et j’ai peur de ce qui m’arrive. Une pointe douloureuse au niveau des reins m’inquiète. Je ne sais pas lequel de mes deux corps la ressent ! Au niveau inférieur, rien n’est changé: ma chambre, le pallier, la chambre des gosses dont je perçois le souffle, une goutte d’eau dans la salle de bain. Je ne conçois pas, tout en le vivant, que j’effectue ici mon premier voyage astral. Je m’attends à pleins de trucs (les témoignages racontent des rencontres, des présences, des entités, des sons et des couleurs). Rien ne se produit vraiment et je commence à fatiguer mentalement dans cette vague position. Alors je me regarde dormir. Je me vois bouger. Je vois ces corps dans les draps. Je m’agite un peu. Le temps passe, je crois. Je m’assoupis presque (si on peut dire). Je me perds de vue. Revenant à moi, titillé par cette douleur dans les reins, je vois mon moi soulever les couvertures. Il (je) va (vais) quitter son (mon) lit. Je prends peur. Je n’ai rien trouvé sur le net au sujet de cette éventualité. Dans un mouvement précipité ou jouent confusément de concert la stupeur, l’unicité, le rêve et les humeurs, je regagne, sans comprendre ni comment ni pourquoi cela se produit, mon enveloppe charnelle qui décide de tout, "je le sais maintenant!" aurait pu écrire M. de MAUPASSANT. Ma tête et mes reins brûlent. Je franchis les quelques mètres qui me séparent de "mon (autre -?-) moi" en un temps que je ne mesure pas et qui pourrait tout aussi bien être une fraction de seconde ou un siècle. Nous nous retrouvons enfin, moi et moi, éberlués, debout dans les toilettes, nous ignorant l'un l'autre à des degrés différents, face à la cuvette des chiottes, tordus cependant par la même douleur furieuse aux reins: nous avons tous les deux envie de pisser. »

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18 août 2008

Comble

Je viens de trouver, par hasard, une vingtaine de pages en lecture libre de mon bouquin édité chez Le (putain de) Manuscrit; Enfant nous ne l'avons jamais été... Un comble quand on sait que j'en ai pas vendu un seul exemplaire!

LIEN ICI

 

12 août 2008

Improvisation # 6

 

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(45 rue du Faubourg du temple)


effacé d’ici j’ai vu soustrait au souffle d’une autre soufle ce aue pourait être la surface à un autre niveau je m’y suis engagé j’ai plong é jusqu’au cou j’éatis à la veille du monde qui s’nnoçais je voyais bien que ça flanchait de tous les côté j’ai dit remontez remontz mais ils ne m’écoitaient pas ou plut^to à dire vrai ils ne m’entendaient pas ce qu’il leur fallait c’était encore que je m’efface davantage parce que j’étais encore rop visible parce que j’ofrais encore trop de visibilié et que touts loes promesses que je ne savais pas tenir luisiant trop fort et brûlaient mon enveloppe j’étais bien trop luineus pour leur lumière que j’afadissait en me disciplinant je réuusis à m’aprocher de leur silence et qu’un j’y touchai je m’y fondai volontaire complice amicale partie prenant attache supplémentaire : j’entrai dans la nécessité


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05 août 2008

SOLO # 3


podcast

(Escalier tôle acier - mains et pieds nus)

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