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30 avril 2008
MENSONGE # 4
22:15 Publié dans L. MENSONGES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ukulélé, train de montagne, vrai poncho
MENSONGE # 3
22:12 Publié dans L. MENSONGES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
MENSONGE # 2
21:09 Publié dans L. MENSONGES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lin purifié, frigidité, origan de toilette
MENSONGE # 1
11:55 Publié dans L. MENSONGES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ibuprofen, langes, sagaies, temps réel
28 avril 2008
IMPROVISATION # 3
22:23 Publié dans A. MÉTÉORES AUSSI | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fournaise, joie, querelles, ale
27 avril 2008
IMPROVISATION # 2
23:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : déjà, du guesclin bertrand, sans plomb 95
25 avril 2008
IMPROVISATION # 1
22:10 Publié dans A. MÉTÉORES AUSSI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : derviche, räkor, greuse, tournus (en bourgogne)
24 avril 2008
ACCESSION PARNASSIENNE
Rijve !
23:11 Publié dans B. ASPIRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : baliveaux, ruches, castroix, espleincts
23 avril 2008
CAFE AU LAIT
"… probe et gentil voisin, aiguise tes petites haines, fourbis tes complexes, révise tes clichés; le temps du coït universel approche où tu pourras bientôt te trahir en toute impunité…"

09:01 Publié dans C. « HAUTS ET FORTS » | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eau brita, opus, john lennon
19 avril 2008
THE ALIAN
Mon sursaut tient dans son seul sourire, que je n’obtiendrai jamais, que je ne sais que surprendre, que je me plais à imaginer complice. Je ne suis pas dupe et ma certitude cuisante me fournit l’occasion d’une douleur que je substitue habilement à l’extrême joie que me procurerait le don de ses faveurs si je les recevais.
Je jouis sans cesse en sa présence, d’un plaisir déplacé. Je ne peux me faire d’idées. Je ne veux pas me résoudre à m’en convaincre. Elle ne peut pas penser une seconde ce que je ressens ni partager mes désirs ivrognes. Ses regards qui m’en disent long ne disent en somme rien du tout. Je comble leur lacune d’une envie sourde qui, s’éternisant, prolonge l’illusion d’affinités violemment partagées.
Ce sursaut n’est qu’un fantasme grossier, nourri de mensonges échangés, mal compris, interprétés dans des directions différentes, opposées. Ou camarades ? Ce qu’il y a dans l’air, ce qui y circule, prisonnier de l’inévitable, qui nous échappe et nous rassemble, à l’insu de notre conscience et de notre volonté, ravit notre cœur qui ne sait rien admettre d’évident.
Déplacement d’objets. Sujet de craintes proclamées, qui se contournent dans la concupiscence la plus forcenée. Il s’y trouve à n’en pas douter – et tu n’en doutes pas – une cible que tu n’as jamais atteinte. Et sans cesse, comme une peine que tu t’infliges et dont tu finis pas jouir, tu rejoues l’échec.
Il faudrait des images plus fortes.
Mais toutes sont épuisées.
Il faudrait de puissantes évocations de nous, plus troublantes, plus bleues que le clair de ses grands yeux; je la vois s’éloigner, de dos, nuque ciselée en feuille d’artichaut.
… ondes tranquilles le chemin fait son corps de nuques effeuillées en nuits grandies qu’elle me soient données cette porte ouverte cette douce lucarne ovale sur l’heure ses iris leur bleu d’entre deux eaux dire – est-ce à dire ? – que j’aurai à choisir qu’elle ne donnera pas le choix et qu’elle me confondra comme je suis déjà confondu dans le rêve que je fomente que ses lèvres et son embarras à me le dire s’associent pour me perdre ne dis rien ! sinon rien ne sera plus jamais comme maintenant soudé à l’improbable au bel improbable qui fonde notre poésie qui ne se dit pas je serai là tendu à tes côtés gris déjà de t’avoir si longtemps attendue sais-tu que je te voyais pleurer toujours quand tu me parlais même dans tes joies, mais tes airs se mouillaient imperceptiblement de larmes lorsqu’ils se tournaient vers moi
... qu’il me soit permis cet infâme mensonge tranchant dans ma vie et dans la société complexe de mes valeurs ta possibilité me condamne au mépris et à l’incompréhension elle rend mon présent abordable envisageable enfin depuis que j’en ai été dépossédé je vais pouvoir m’étendre de nouveau dans l’herbe verte et fraîche les mains sous la nuque le nez tourné vers le ciel, je vais renouer avec la langue des nuages myriades de chimères voilà qu’elles passaient nombreuses, déformées, sans formes vraiment, changeantes comme les idées qu’on ne veut pas abandonner
... de toi je suis sûr comme de ce que j’ai envie pour de vrai et ce que j’ai commis je le commettrai encore même par défaut et à nouveau je ne vais pas oser et à nouveau je ne laisserai rien transparaître espérant que mon silence me trahisse sachant que me propulsant sur le mur de l’échec il me préserve d’une situation dramatique et peu enviable que j’aimerais te pénétrer que j’aimerais te soulever et peigner ta nuque de mes gros doigts que j’aimerais pouvoir transformer ces mots, les laver les étendre pour qu’ils sèchent m’en couvrir et me rouler dans leur odeur de ta lessive, les consommer sur place, les trier, les réutiliser à l’envi et avec eux violer ma langue maternelle pour gagner enfin le droit de dire que tout est possible et même contre ma propre voix et en dépit de toute poésie que l’amour serait redevenu possible
… sans d’origine ni de visée tes rondeurs tes hanches surtout celles des hanches le creux des reins comme tes fossettes quand découverte prudemment de manière agencée savante tu tires sur ton chandail pour te couvrir comme pour ponctuer d’une interrogation subtile une espèce de « t’as vu ? » puisque tout en toi fait signe pour moi même le vide qui remplit sans tarir mon imaginaire de cette ivrognerie des sens tu n’es pas du tout un malentendu tu me reviens sans relâche des pieds à la tête savoir que de tout ton corps de tous ses mouvements de tout même ce qu’il ne veut pas me dire, tu m’inaugures
La verrai-je aujourd’hui ?
Il se trouve un bleu de paupières
Ou bien est-ce un vert ?
Il y a au coin des yeux
Ces miraculeux plis de la peau
Pourquoi m’étend-elle
Ces jours de mars
Comme une buée ?
Il y a qu’elle est cette taille modeste
Ce confort de rondes fesses
Il y a que j’en bande irrémédiablement
Je vous jure
Il y a qu’elle ne peut s’adresser à moi
Sans en pleurer
Sans elle aussi mouiller des yeux
Ajoutant de l’eau à ces deux océans
il y a sûrement
Je veux le croire
Que ses eaux se troublent
Qu’il s’en faudrait de peu
Juste d’une traversée un peu trop franche
Il y a
Que
Nous nous embarrassons
Que nous voudrions nous prendre
Nous
Embrasser
juste nous embrasser
Les yeux dans les yeux
A la recherche d’une trace probable
D’amour
Il y a que rien de tout ça ne tient
Que tout pleut
En gouttes tiède et fautives sur la vitre
Et que le train file de toute façon
Sans nom
Il se trouve que rien n’a jamais réellement débuté, que tout n’a fait que demeurer au pied du mur des images qui bougent, pour que je puisse continuer à m’imaginer, pour que la joie de l’évocation perdure que tout ce qui s’espère ne tue pas dans sa dissolution le bel espoir parfait, synonyme de ce que doit être le matin. Tout se fond dans un rêve de malentendus entretenus, de faiblesses diurnes, de promesses diffuses, d’appels en latence, d’aveux tendus, de ralentis traçants, de flous pas artistiques, de traînées d’arôme complices; tout se joue à un seul baiser refusé.
19:21 Publié dans B. ASPIRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : seyes, spires, biosphère, narda














