« POURTANTS | Page d'accueil | SORTS »

11 avril 2008

LIVRÉES

… nous nous sommes donnés toute mesure à cette orfraie et nous ne valons pas grand chose que le facile prix de la plume qui nous écartèle nous cloue à la porte pieds et griffes liés à l’autre qui nous envisageant nous défigure nous en aurions voulu des joies volées de grêles encores ce que nous entendons nous chavire puisque nous ne nous plaignons que de côtes magnanimes que nous sommes nous qui signons de notre  sang clair toujours tous ensemble tout seuls

nous attendons :

 

ce jour allant

luirait-il nouveau

s’écrirait-il d’une autre

bille

ce jour allant

comme il irait

se livrer blanc

ce qu’il cinglerait

juvénile et clairet

 

« les voici les permanentées

ces vies équeutées

de leurs mèches vieillies

ces quadrilles éventées »

 

ce jour allant

d’alignements coquets

de fièvres équivoques

d’orales perdues

de bistroquets fétides

ce jour allant

qui fut des nôtres

le reconnais-tu

 

il serait de bois blanc…

medium_ma_signature.jpg

 

Commentaires

Une poésie toujours aussi agréable à lire, dont la musicalité est voyageuse, claire et douce comme un printemps qui tarde à venir.
Au plaisir de vous relire par ici
Mike B.

Ecrit par : Mike B. | 13 avril 2008

Il est vrai que nous n'avons nul besoin d'éloges. Mais quelques commodités peuvent être utiles pour savoir où l'on va, à travers les courants créatifs, je pense.
Je me permets de vous ajouter dans mes liens, y'a pas de raisons.
Amicalement
Mike B.

Ecrit par : Mike B. | 14 avril 2008

Ecrire un commentaire