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11 avril 2008
LIVRÉES
… nous nous sommes donnés toute mesure à cette orfraie et nous ne valons pas grand chose que le facile prix de la plume qui nous écartèle nous cloue à la porte pieds et griffes liés à l’autre qui nous envisageant nous défigure nous en aurions voulu des joies volées de grêles encores ce que nous entendons nous chavire puisque nous ne nous plaignons que de côtes magnanimes que nous sommes nous qui signons de notre sang clair toujours tous ensemble tout seuls
nous attendons :
ce jour allant
luirait-il nouveau
s’écrirait-il d’une autre
bille
ce jour allant
comme il irait
se livrer blanc
ce qu’il cinglerait
juvénile et clairet
« les voici les permanentées
ces vies équeutées
de leurs mèches vieillies
ces quadrilles éventées »
ce jour allant
d’alignements coquets
de fièvres équivoques
d’orales perdues
de bistroquets fétides
ce jour allant
qui fut des nôtres
le reconnais-tu
il serait de bois blanc…
00:42 Publié dans B. ASPIRES | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note















Commentaires
Une poésie toujours aussi agréable à lire, dont la musicalité est voyageuse, claire et douce comme un printemps qui tarde à venir.
Au plaisir de vous relire par ici
Mike B.
Ecrit par : Mike B. | 13 avril 2008
Il est vrai que nous n'avons nul besoin d'éloges. Mais quelques commodités peuvent être utiles pour savoir où l'on va, à travers les courants créatifs, je pense.
Je me permets de vous ajouter dans mes liens, y'a pas de raisons.
Amicalement
Mike B.
Ecrit par : Mike B. | 14 avril 2008
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