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11 mars 2008

ABOIS

il semble si peut pourtant ce qu’il n’encoure plus d’avance civet cothurne brève de respiration cavalcadée comme elle l’est n’avance pas ne se termine cette suffocation sans nom du proche de moi au pardessus jeté comme pierre fière de sont celle autonomes commes proches de la grève du bout de gras levé aux moignons roides hissées de leurs atouts dans l’hurlance de leur satané vagabondage rôti d’itinérants sauvants des termes : sourdes, lueur, ennui – ont ne rencontrent plus guère que des soucis de fréquence de guingois ce qu’auraient terni la gâchette persévère ce que nous tomberons nous le tomberons de haut ensembles et de fronts la plaie des mémoires elle se ra brandie en fondant elle nous engloutiras et sau ra tirer parti de nos fermetures portières en me bouchant les oreilles en vidants mes viscères j’aurais sauté du pont j’m’aurais vu mourir d’avant sauvé par maintenant rattrapé jamais j’aurais avalé le pain du reproche et des scrupules avalé ma gaule de devoir en jouant à me souvenir sans trêve et à bout d’ongles si j’avais dit ce que je psalmodie je me serais gifler gifler si franche d’altercation rien ne m’y aurait obligé ni sous les branches/buisson les collerettes d’enfants ni sous les concerts/hommages les môles assombris ni sous les anthologies/pochoirs les randonnées nationales j’aurais soufflé moi-même ma flamme de soldat inconnu d’un seul trait d’encre j’y aurais vu petit à petit la marque d’une blessure réelle sans âge elle miroitée d’air bleu de vagues promesses tenues de boutons d’or d’accalmies athées et d’étendards incolores j’aurais commencé à tenir la languette assis sur le petit banc de bois j’aurais misé sur les épines des murs et j’aurais peut-être songé à demander pardon

mais pas une fois d’aucun soupir je ne me serais résolu à vouloir me souvenir

 

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