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25 janvier 2008

1. b

…non, ne l’entend pas tout à fait de la même oreille. A partir, qu’il est difficile de compter. Comme on les observent à ne rien entreprendre, pertinemment, par longue et désenchantement – ma nature [de ma main] que le pommeau as su remercier c’est juste à chacun(s) [j’écris] sa tâche [j’écrient] tout ce qui nous concerne, à part, je mettes de côté… non ne t’effraie pas quand rien de tout ce tracas nous enlumine nos lettrines assouplissent le tan qui nous ait adopté d’ouverture en clausule il s’agit bien du même que doute nos approches parallèles – la même bile ! Et même si mon regard refuses le tien c’est avec la parole que je t’acceptes, celle-là, vois comme je tient debout et tous là sont assis vautrés le long du chemin leur journée dans la main… le temps de la fatigue à consumer venu… derrière la clairière fuit le verbe global, certainement envieux… manne oui que le quart ! boîte en fer blanc et masque d’autours… ravagé de parcelles essaimé quitté rebuté ; il reste un peu d’eau dans le fond de ma gourde. Qu’elle m’ait atteint ? Pas encore ! Je vois, je vois, je vois et martèle puissamment. Ton chemin n’ouvre sur rien. Je ne te suivrai pas dans la mort nôtre. Je bifurquerai tout suite après et demeurerai inchangé auprès de toi jusqu’à ce que tu le désires. Résignés ; ont ! Fais-moi une petite place pour le moment. Ventres dans la poussière. Discutons, construisons ensemble si l’air le veut, pendant quelques minutes d’échanges polis et de souvenirs confinés. Qu’ils goûtent le paisiblement de l’air ce soir cettes humanités nombreuses d’ongles rongés. J’imagine pourtant si nette cette délicieuse jeune employée assise à son bureau, mes lignes entre ses yeux miroitée d’esprit [pourtant !], incertaine mais disposée convaincue, indétournable. Le monde en combat dans son cœur. La patience l’interpelle et la poésie l’aiguillonne. Equivoque de pulsations. Rongée d’ongles elle aussi. Les cuissent frottent. Au-delà. Elle ne tient pas à nous rejoindre sur ce chemin. Il est tard, elle a sans doute hâte de rentrer chez elle… enlever sa culotte… renoncée à la hantise d’un conte improbable : « il n’aura pas mes faveurs ! » … quand ses paupières clausent, mes lignes se referment et la sombre par-delà le sommeil signant sa détérioration [car tout finit par périr] à venir forgeant en amont son proche matin fiévreux, sa rongée d’ongles seconde et les cuissent frottent secondes – mais lors, assise à son bureau le monde en combat dans son cœur se réveillera et elle aura envie de dire oui comme j’ai dit non, prenant sans le vouloir, sans le savoir, le contre-pied de ma triste démarche : elle succombera aux lignes acceptant toutes les débauche et au péril de sa situation professionnelle elle ira parler de poésie au patron… celui-là possède un stylo… les énergies séparées meurent de ne pas se trouver… les voies d’accès sont troublées par trop de clarté… je ne sais jamais à quoi il faut vraiment faire appel mais l’appel ce fait ainsi : par les embrasures pratiquées les énergies circulent et se cherchent. Elles ont foi. Autours dans le cependant ravagé. Nul ne tient compte. Pas le souvenir, jamais. Nous le savons bien. Mais par une dose double d’usure et d’oxydation.  Nostalgiques. A l’esse pendra toujours ma blessure, suintant le reproche. Les mille plaies. Et l’idée de la faute, en s’exaspérant ainsi, m’accoutume ! Je suis formé de cette taille et ne m’accepte guère. Je ne brandis pas un sceptre à la main moi ! Et je serai vigilant et je ne céderai pas à la folie, par la folie. Les voicis qui m’organisent bel et bien. Tu les a vus toi aussi. Mon bâton qui me supporte, donne un aspect tout humain à ma déambulation. Je ne renoncerai pas à cette prothèse ponctuative.  Elle n’est faire que je ne devienne un jour dans les siècles pour ceux qui marcheront sur mes pas. Apprennes donc, emboîtée de pas, qu’en aucune hauteur démesure ou ambition s’étreignent, je ne veuille y loger, mais ventée par la rumeur et la plainte qu’accèdent nos loisirs d’hommes probes donc fautifs dont les visages peuvent laver leur fierté dans d’autre eau que la leur. Il était question d’une boîte en fer blanc renfermant notre double appétit. Mettons-le à profit. Tu t’en aperçois, encore une fois, j’ai parlé librement et simplement. Nul doute que quelquepart, pendant une fraction d’éternité, les énergies ce sont embrassées. Mais, se referme la blessure, momentanément décrochée de son esse, et la voie se referme aussi rendant tout retour du flux buissonnier impossible. Comptons alors sur le sommeil de la jeune employée, l’humide lectrice, sur ses rêves calmes et son corps éparpillé, pour l’accueillir et l’adopter. Montons à notre tour la grade permise de l’espoir délivré. Contentons-nous de ces modestes sardines. J’ai faim…

 

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22 janvier 2008

NOUVELLE CATEGORIE

 

 

j’ai ouvert une catégorie que j’ai appelée 2 ?

j’y colle sous forme de feuilleton les textes d’un ensemble en cours, abandonné par manque de conviction

conseil - préliminaire – de  -lecture - quand-même  (avis à tous):

attendre au moins le texte 1.b. (lien formel avec les textes compilés dans la catégorie Météores Aussi)

 

QUAND NOUS ALLIONS A LA PLAGE, J'AVAIS MAL AU VENTRE.

 

nous ne sommes pas moins courageux

nous sommes seulement moins forts

 

 

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1. a

 (mise en ligne d'un projet ouvert...)
 
… et d’ailleurs rien ne te permet d’affirmer que nous ne sommes pas déjà parvenus au terme de notre voyage. Toi qui détestes la boue malgré ton goût certain pour le visqueux. Tu ne pourras pas longtemps te réfugier derrière ces parois glissantes et avant même  que l’idée de la pluie disparaisse, déjouant définitivement les masques de parole contre tout refus, tu auras naturellement regagné le chemin des mots nus. Ta marche (celle-là) obstinée ne rime à rien. Tu te désespères pour rien ! Nous ne pouvons qu’avancer convaincs-t’en. Nul retour n’est autorisé. Je crains entre autre que tu regrettes tôt de n’avoir pris avec toi aucun bagage. Vois moi ce que j’ai pris soin d’emporter. Tu te vantes d’être de ceux qui ne s’embarrassent pas, mais ton fardeau, celui d’absence de fardeau, est beaucoup plus lourd que le mien. Personne ne sait où on veut nous mener ainsi, mais chacun se doute de l’issue. Ceux qui n’ont pas eu assez de force l’ont déjà connue. Toi, moi, nous sommes de ceux qui parviendront jusqu’au but et qui pourront le contempler de face. De cela au moins nous avons l’assurance. De là peut-être aussi ton regard fixe qui jamais ne quitte la ligne d’horizon, quand le mien est constamment tourné vers toi, cherchant à capter ton attention. Je sais pourtant que tu bois tout ce que je dis, que tu ne laisses t’échapper aucune miette de mon discours. Et ce pas régulier, pendant que je sautille de droite et de gauche ! Bien que notre allure soit la même – nous y somme forcés – j’ai l’impression de couvrir le double de distance que toi. Entends les autres comme ils se taisent. Quel vertige ! Ecoute-les se haïr en silence comme au temps des communions ! Nous ne pouvons nous arrêter ! pas de repos ! Avec ton bâton, nous sommes trois. Hier, après avoir passé le village dévasté – était-ce un village ? – j’ai fermé les yeux un instant et, harassé par la fatigue - ou de fatigue - tout en continuant de marcher, je me suis assoupi. Je crois que j’ai rêvé. Tu étais tombé, tu avais succombé et j’avais hérité de ton bâton. Je m’inquiétais moins de ta disparition que de la manière de réussir à conserver pour moi-seul ce précieux pieu. J’avais récupéré sur le pommeau encore brûlant que je tenais fortement serré, la dernière chaleur de ta main. La dernière chaleur de ta main, bien serrée dans la mienne. Et je pleurais. En te racontant mon rêve je n’attends de toi aucune réaction particulière. Je ne m’attends surtout pas à ce que tu ries. Je sais que tu es touché. Cela me suffit. Car il faut que nous nous aimions. Nous n’avons pas le choix. C’est le seul espoir pour ne pas perdre la partie. J’entends pour y arriver, parvenir  à te détourner de cette folie qui gagne petit à petit ta raison et tes ongles ; ta raison que je sens se délier dans ce qui ne peut être en cette tragique circonstance qu’un caprice déplacé, un caprice d’artiste. Car je ne peux me résoudre à l’idée que tu sois en train de plonger dans la folie. Je te sais bien trop fort et pas suffisamment convaincu. Tu as déjà tant résisté.  Certains de nos gardiens, moins solides, ont abandonné. Tu seras, qui sait ? le seul au bout du chemin. Tu auras besoin de toute ta conscience. Avec un peu de chance, je serai à tes côtés ! Je t’en conjure, laisse tomber ces enfantillages. Ils m’agacent et me font peur. Nous avons déjà beaucoup abandonné. J’ai été d’accord avec toi pour larguer nos souvenirs, douloureux, accablant, obligeants. Cela n’a pas été facile, même si la perspective d’une telle bravoure a alimenté pendant une longue période des discussions enflammées et rieuses, contre lesquelles les coups de fouets et les crachats n’avaient aucun effet tant nous nous enthousiasmions dans cette vidange, tant le temps ne nous paraissait plus pouvoir mener son action ravageuse sur notre servile destin. Les souvenirs dissous, que nous reste-t-il ? Tout ce qui advient, qui se réduit à peu mais nous maintient en vie. Mon horizon à moi ! Le mien ! C’est mon pas, et ton profil, immuable. Quand je cesse de discourir, je dois m’attendre à ta réplique et c’est ma seule espérance en ce moment. Seulement je suis ton unique public, ton ultime auditoire sans doute. Il serait prudent pour toi de me ménager !  Je n’ai pas la force suffisante pour goûter la beauté. Je ne l’ai pas apprise. Elle n’est pas de saison ici. Elle serait indécente. La situation que nous vivons est intolérable. Ne démissionnons pas. Ne te livre pas ! J’ai besoin de comprendre encore un peu ce que tu dis, besoin de connaître ce que tu as à dire, j’ai besoin de ce crampon. Sans lui, c’est certain, ce sera la mort trop rapide, la mort sans la mort, celle que je ne veux pas leur offrir en spectacle. Mais voici la cadence qui s’essouffle. Le jour s’est appliqué à finir. Prends exemple sur lui et salue la concision de son discours que les merles reçoivent avec chaleur et joie. Nous pouvons désormais nous asseoir. Déjà les langues se délient sur la pierre. Des grappes de chuchotement se détachent et se disputent, dans ce qui sera une soirée sans vin, les métaphores les plus claires et les moins enivrantes.  C’est le repos…
 
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14 janvier 2008

AMBLE

 … quand elle marchait c’était comme des ciseaux taillant le bitume noir et il fallait bien que j’emboîte le pas puisqu’elle était fière j’avais des genoux alors et mon esprit ne claudiquait pas encore ininquiet ça c’était devant « chez nous » c’était bien avant la parole pour les autres au soleil dedans on cessait de marcher dedans on se contentait de la chaise et ses quatre pieds bien figés…

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10 janvier 2008

VISITE

UN BLOG A VISITER

JE N'EN AI PAS ENCORE FAIT LE TOUR

DU BEAU TRAVAIL

TENSIONPUBLIQUE

(Querlas auteur d'un précédent commentaire)

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(IMAGE EXTRAITE DU BLOG:Plage de Sète 06h00 - 14 avril 2007 Publié par querlas)


 

 

 

08 janvier 2008

LE MONDE MUET EST NOTRE SEULE PATRIE

" Dans ces  conditions on aura compris sans doute quelle est selon moi la fonction de la poésie. C’est de nourrir l’esprit de l’homme en l’abouchant au cosmos. Il suffit d’abaisser notre prétention à dominer la nature et d’élever notre prétention à en faire physiquement partie, pour que la réconciliation ait lieu. Quand l’homme sera fier d’être le lieu où s’élaborent les idées et les sentiments, mais aussi bien le lieu où ils se détruisent et se confondent, il sera prêt alors d’être sauvé. L’espoir est donc dans une poésie par laquelle le monde envahisse à ce point l’esprit de l’homme qu’il en perde à peu près la parole, puis réinvente un jargon. Les poètes n’ont aucunement à se préoccuper de leurs relations humaines, mais à s’enfoncer dans le trente-sixième dessous. La société, d’ailleurs, se charge bien de les y mettre, et l’amour des choses les y maintient ; ils sont les ambassadeurs du monde muet. Comme tels, ils balbutient, ils murmurent, ils s’enfoncent dans la nuit du logos – jusqu’à ce qu’enfin ils se retrouvent au niveau des RACINES, où se confondent les choses et les formulations.

  Voilà pourquoi, malgré qu’on en ait, la poésie a beaucoup plus d’importance qu’aucun autre art, qu’aucune autre science. Voilà pourquoi la poésie n’a rien à voir avec ce qu’on trouve actuellement dans les collections poétiques. Elle est ce qui ne se donne pas pour poésie. Elle est dans les brouillons acharnés de quelques maniaques de la nouvelle étreinte."

 

FANCIS PONGE, extrait de Le monde muet est notre seule patrie (1952), in Méthodes (Le grand recueil)

(J'appuie en gras) 

ELLERY ESKELIN

ELLERY ESKELIN

Saxophoniste New Yorkais

Jazz – musique improvisée - expérimentale

 EN ECOUTE LIBRE SUR SON SPACE

 

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06 janvier 2008

ANTONYMIE

les clowns m’invalidaient d’abord ou à plus proprement parler leur figure non pas leurs visages mais ce qu’ils m’évoquaient à moi de moi de caché de planétaire leur piste aux étoiles rayonnait dans mes fausses soirées à venir plus fortes déjà de ce qui me donnait le regard fixe et sans fond le sable volait dans mes yeux et les manteaux des écuyères ne parvenaient pas à me détourner de cette inquiétude qui me faisait me jeter sous la table ma mère me sommait d’en sortir et le tambour roulait sous les canards paralysants des bugles ou des trombones
 
 
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je ne savais pas quoi faire de tous ces éclats de rires je pensais fortement qu’on tentait là de me tromper et comme j’ignorais encore la jouissance je me méfiais de ce faux appétit qu’on tentait d’imposer à ma faim privée de nom j’ouvrais grand la bouche mais pour crier ma petite voix ridicule mon babil d’existant disgracieux et lunaire restait suspendu au souci parental causé par cet amour inengagé pour la drôlerie clownesque 

 
 
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je me retrouvais alors seul face à moi inopérant tâtonnant manquant à mon devoir d’enfant qui devait être d’éprouver de la joie – on allait se rasseoir bien sagement sur le canapé et on devait cesser ces simagrées – j’étais prié en outre de quitter ce type de discours indirect libre sans savoir ce qui m’était réellement reproché je tentais de me raisonner et courageusement je faisais des efforts pour tenter de jouer mon rôle de gosse ravi et impressionné j’allais passer le restant de la nuit dans le frais de draps trop bien cousus à rêver d’écuyères sans rien y comprendre sans réussir à évaluer la longueur de mon corps sans parvenir à mesurer la distance qui séparait ma tête du bout de mes pieds

 

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 (Cliquez sur les photos pour les voir en plus grand)

 

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